“Torchwood” Ghost Machine 2006 French Français

Posted by on May 2, 2012

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Torchwood, indépendant
du gouvernement, extérieur à la police,
Trouver et étudier les aliens,
pour préparer l’Humanité au futur.
Le 21e siècle est une époque charnière.
Et vous devez être prêts.
Sous-titres par TEAM NANOUT
Trad/relecture Nanout Alan Bstard
Correction et resynchronisation : TixienfromParis
Owen, Gwen ! A gauche dans l’allée,
tout droit, 30 mètres.
– Qu’est-ce que tu vois ?
– Je n’ai pas de visuel…
Juste un signal d’origine extra-terrestre.
Droite en diagonale, vers le château
Jack, tout droit, à 20 mètres.
– Peux-tu identifier la cible ?
– J’essaie toujours d’avoir un visuel…
20 secondes avant contact.
15 secondes.
Pas d’héroïsme, nous n’avons aucune idée
de ce que nous avons en face de nous.
10 secondes.
Je l’ai !
J’ai un visuel ! Suspect mâle, sweat à capuche.
Vas-y Gwen !
Allez !
Ouvre-le ! Ouvre-le !
T’es dans de sales draps, mon vieux.
Zut !
– C’est toi la star, tu l’as fait !
– Je le tenais…
Non, tu l’as eu.
Je l’ai perdu, Tosh, je l’ai perdu.
Je te jure, quoi que ce soit…
Tu le tiens.
Laisse-moi vérifier les caméras.
Bonjour…
Qui es-tu ?
Peux-tu m’entendre ?
Je veux rentrer à la maison.
Personne ne sait que je suis ici.
– Je suis perdu.
– Reviens…
Reviens…
Je suis désolé, cette fichue porte nous a séparés.
Gwen ? Tu vas bien ?
Je viens juste de voir un fantôme.
Ce sont les images de la camera de la gare.
Gwen saisit l’ado.
Elle a sa veste et il s’enfuit.
Ca vous va ?
Et maintenant ?
Jack et Owen arrivent.
Et puis, rien. Désolée.
Non. C’était aussi réel que possible.
Très réel. Je n’ai pas seulement vu
ce garçon. Je pouvais…
J’entendais ce qu’il pensait, je pouvais
le sentir. Comme si j’étais perdue.
Une émotion intense peut survenir dans un événement
neurologique. Hallucinations, démence…
Je n’hallucinais pas, Owen.
Et je ne suis pas sénile, bon sang !
– C’est ce bouton qui a causé cette apparition ?
– Ouais.
Jack, s’il te plaît, non !
Comme si ! C’est ce que j’ai ressentis.
Comme une apparition.
Un fantôme. Toshiko, par où on commence ?
Le gars que vous pourchassiez. J’ai des tas
de cameras, le suivre sera facile.
Tu as dit qu’il y avait un nom sur la pancarte
autour du cou du petit garçon ?
– Flanagan. Tom Erasmus Flanagan.
– Ce n’est pas commun, ça va aider.
Fais une vérification complète. Naissances, mariages,
décès, casier judiciaire, passeports.
Quel que soit le temps que ça prenne,
qui qu’il soit, nous le trouverons.
Je l’ai trouvé.
Flanagan, Thomas Erasmus.
74 Brynaeron Terrace, Butetown.
Il est dans l’annuaire.
Salut, je suis DI Cooper, c’est DS Harper.
– Pouvez-vous m’accorder quelques minutes, s’il vous plaît ?
– Oui, bon.
Papa, des visiteurs. C’est la police.
Oh ! Vous m’avez finalement retrouvé !
Je suis Gwen. Voici Owen, il me forme.
C’est de la routine. Nous cherchons le témoin
d’un accident à la gare cette nuit.
– Nous étions ici, hein ? La finale de Dancing Show.
– Qui a gagné ?
– Cette présentatrice.
– Elle a des jambes jusqu’aux aisselles.
Voulez-vous une tasse de thé ?
Avec joie, merci.
Owen va vous aider. Par ici.
Elle va le souler de paroles.
Ce sera une forte partie.
Cependant, elle avait raison. Nous étions ici
cette nuit, nous n’aurions rien pu voir.
Juste pour vérifier, êtes-vous
Tom Erasmus Flanagan?
Mon père était un Erasmus,
et son père avant lui.
– Mais ce n’est pas un accent gallois ?
– Non.
Je vis ici depuis 66 ans,
mais ça sonne toujours comme un paysan.
J’ai été évacué pendant la guerre en 1941.
Les Allemands bombardaient à mort l’East End.
Cardiff a été bombardé comme Londres, non ?
Nous avons été envoyés à la campagne.
Ma mère m’a préparé une valise…
Ma grande sœur a écrit mon nom sur un panneau.
Elles m’ont mis dans le train à Paddington.
Elle n’arrêtait pas de me dire d’y aller, d’être
un bon garçon, et de ne pas pleurer,
mais toutes les deux les larmes aux yeux.
C’est la dernière fois que je les ai vues,
mais je l’ignorais à ce moment-là, bien sûr.
Je leur ai fait au revoir de la main.
– Quel âge aviez-vous ?
– 8 ans.
– Vous deviez être totalement terrifié.
Je ne connaissais personne ici.
Et il y avait tout ce remue-ménage.
J’ai gardé baissé la tête si longtemps
qu’ils m’ont oublié.
Donc ils m’ont laissé seuls.
Comme si c’était la fin du monde.
J’ai erré en bas dans ce tunnel,
complètement perdu….
Oublié….
Attendant quelqu’un, n’importe qui
à ma recherche.
Je me demandais pourquoi personne ne
venait me chercher.
Personne ne me connaissait. J’étais perdu.
Ils ont fini par y penser,
ils sont revenus me chercher.
et j’ai été pris en charge par un charmant
couple, qui n’avaient pas d’enfant.
Et, à la fin de la guerre,
je n’avais plus personne à Londres.
Aussi je suis resté ici.
Et je suis toujours là.
Vrai !
Je ne comprends pas.
C’était lui le garçon à la gare.
Je ne sais pas quoi dire… J’étais bloqué
dans la cuisine avec la piplette, grâce à toi.
Donc ce que j’ai vu, c’était lui des années
auparavant ? Errant ?
– Salut.
– Gwen ? Je fais une lessive. Du blanc à laver ?
Je ne sais pas.
Laisse-le. Je me débrouillerai.
Non, non ! Pas de problème !
– Rappelle-moi dans quel tiroir sont les tablettes.
– Laisse tomber.
– Ok… Vous comptez sortir ce soir ?
– Je ne sais pas.
Encore ? Je voudrais juste savoir quand tu rentres.
– Je ne sais pas !
– Je peux vivre sur mes réserves comme un écureuil…
mais tu ne peux même pas me dire
si tu rentres à la maison !
– Et bien… Le harcelement n’aide pas.
– Bien. Au moins c’est clair.
– Hé, Rhys…
– Bon je ne vais pas passer mon temps à t’attendre.
Daf a invité des potes, je vais y aller.
Fais ce que tu veux.
Allo ?
C’est parti !
Notre ami
avec la machine alien dans sa poche
c’est un certain Sean Harris
dit Bernie.
Ce que tout le monde se demande, c’est ce
qu’il faisait avec une machine alien.
19 ans. Chefs d’accusation : cambriolage,
vol à l’étalage, cartes de crédit…
Avertissez-moi s’il le laisse tomber !
Condamné pour vol…
Il volait des pneus de voitures.
Quand le propriétaire est arrivé,
il s’est fait engueuler, s’est excusé et
a commencé à les remettre.
C’est alors que la police est arrivé !
Et là… Vol à l’étalage.
– Bouteille de Vodka et 3 paquets de nouilles.
– Ok… Al Capone.
– Et cet objet mystérieux te mène où ?
– Extra-Terrestre bien sûr…
Super nanotechnologie, qui fait passer
la NASA pour Toys R Us.
Bien, tu as réduit le champ d’investigation.
A la gare il faisait ça quand je le tenais.
– Il s’est allumé et c’est devenu bizarre.
– Il ne le fait pas maintenant ?
Et ensuite ?
L’ado, Bernie… Où vit-il ?
– Splott.
– Splott?
Je pense que les agents immobliers prononcent “Sploe”.
– Salut, je cherche Bernie, il est là ?
– Vous êtes une amie ?
– Oui, je suis de…
Je suis sa mère. C’est un petit con.
Il ne mettra pas un pied ici tant qu’il ne
m’aura pas payé les 50 livres qu’il me doit !
Il est interdit de séjour ici.
Il m’a dit qu’il m’aurait un iPod et il l’a jamais
fait. Et il a fumé mes sèches.
Je lui pisserais pas dessus
même s’il était en feu.
Bernie Harris, la brebis galeuse de Splott.
– Ne m’en parle pas,
– Je préfère encore des aliens.
– Une piste ?
– Nan. Mais j’ai eu 4 pâtisseries pour une livre. Tentées ?
Si j’avais voulu des jours comme ça je
serais restée dans la police.
Nous avons essayé, Jack.
Que va-t-il nous dire ? “Je l’ai acheté à
un alien au marché” ?
Où allons-nous ?
A la gare.
Expérience contrôlée.
Nous dupliquons l’événement originel aussi vite
que possible. On observe et on analyse.
– Pourquoi est-ce que je dois le refaire ?
– Quelqu’un doit le faire. Des volontaires ?
Nous ne savons pas ce que ce c’est, ce qu’il fait.
– Non.
Jack, ça peut être dangereux.
Sans être prétentieux, je pense pouvoir
trouver quelques objections…
Désolé… Il me semblait que tu avais cessé de rechercher un gamin de 19 ans…
Je croyais que tu cherchais quelque chose de plus…
excitant.
Une sorte de défi.
Ce porte-à-porte ne nous mène nulle part.
Owen !
Attends… !
Quel salaud !
Ma mère avait raison…
Il a les yeux trop rapprochés !
J’ai dit : “juste une danse”…
Mais il avait une idée derrière la tête.
Je n’aurais pas dû sortir avec lui sans mieux
le connaître !
Quel est votre nom ?
Lizzie !
Lizzie Lewis…
Tu es méchant, Ed Morgan !
Les filles avaient dit de ne pas aller
avec toi, et elles avaient raison.
Suis-je méchant ?
Je suis un mauvais garçon ?
Tu es une grande fille maintenant, Lizzie.
Tu peux prendre tes propres décisions.
C’est pour cela que je t’aime.
Tu n’es pas comme les autres.
Tu ne suis pas le troupeau.
Tu es futée.
Cela ne te plaît pas que quelqu’un sache
comme tu es futée ?
Hein ?
Je te vois, Lizzie.
Comme tu es vraiment,
Je ne veux pas te faire du mal. Vraiment pas.
J’ai… J’ai dit à ma mère que je rentrerais à 9 heures !
Chut…
S’il te plait !
Mon Dieu, à l’aide !
A l’aide !
A l’aide … !
Owen ? Tu vas bien ?
Elle… elle était si effrayée !
Je… Je ne pouvais pas…
Je ne pouvais pas bouger !
Je n’ai pas pu l’aider !
La première fois, c’est arrivé à Gwen.
Un garçon, à la gare.
Qui va maintenant sur ces 70 ans, bien vivant
et qui habite à Butetown.
Le deuxième fois, ça arrive à Owen.
Comme moi, tu ne l’as pas juste vu, tu as senti
des émotions qui n’étaient pas les tiennes.
Elle était terrifiée.
Le nom de la victime était Lizzie.
Sans doute il y a 40 ou 45 ans.
Toshiko, savons-nous quelque chose sur elle ?
Elizabeth Lewis. Lizzie. La seule enfant de
Mabel Ann Lewis, Hafod Street.
Décédée le 29 mars 1963,
Enlevée et assassinée dans Penfro Street, sous le pont.
– Elle avait 17 ans.
– Il l’a tué.
– Pas de suspect.
– Elle a dit à sa mère qu’elle rentrerait à 9:00.
Et Ed Morgan? Elle l’a appelé comme ça :
“Tu es méchant, Ed Morgan”
– Cherche-le.
– C’est un nom assez courant.
Quelle est la connection ? D’où viennent-ils ?
C’est comme être hanté.
Transducteur quantique !
Regardez.
Ouah ! Je tuerais pour en avoir un.
Les transducteurs convertissent l’énergie
d’une forme à l’autre.
Il y en a dans les écouteurs, pour
convertir les signaux en son.
Il y a en dans ce système convertissant
l’énergie quantique et l’amplifiant.
– En fantôme ?
– Bien sûr. C’est l’émotion.
Les émotions humaines sont de l’énergie.
Tu ne peux pas seulement la voir, ou l’entendre,
mais tu peux la sentir.
Jamais eu un sentiment de déjà vu ?
L’impression de marcher dans les pas de quelqu’un ?
Jamais senti quelqu’un derrière vous dans une pièce vide ?
Et bien… C’en était.
– C’en est toujours.
– Un fantôme.
Qu’est-ce qu’on a d’autre sur
Lizzie Lewis, qu’est-ce qu’on a d’autre ?
1963… Les archives ne sont pas très détaillées.
– Et les journaux ? Les rapports de témoins, du légiste ?
– Owen !
Que veux-tu que je trouve ?
Pour ré-ouvrir le dossier tu as besoin
de nouvelles preuves, ou de nouveaux témoins.
– J’y ai assisté.
– Non ! Tu n’y étais pas !
Tu en as vu un écho, amplifié
par la technologie alien.
Alors dis-moi que plaider devant la cour ?
Depuis quand on s’intéresse à la cour ?
Demain nous chercherons Bernie
Harris et nous devons savoir ce qu’il
sait sur la machine fantôme.
Nous faisons notre travail et trouvons
d’où vient cette chose.
Maintenant, rentrez chez vous.
Gwen ! Reste là !
Jack?
Ouah…
Tu dois savoir comment on utilise ça.
Même si j’espère que tu n’en auras jamais besoin.
Dois-je…
Je suis désolée… Je n’ai même jamais
une araignée.
Moi non plus, pas avec un flingue.
C’est à toi.
Vise de cette façon.
Bien.
Quittons le stand en un seul morceau, ok ?
Une seule main, pas les deux.
Mets-toi de profil par rapport à la cible.
Regarde le long de ton épaule, au bout
de ton bras.
Dans l’alignement de la cible.
Lève ton arme.
Oh, Oh, Oh !
Trop rapide.
Tout est dans la respiration.
Tiens-le fermement, pas trop fort.
Inspire. Concentre-toi.
Expire.
Serre doucement.
Ouah !
On l’a fait ensemble.
Essaie encore.
Cette fois toute seule,
et souviens-toi, inspire.
Ne le serre pas si fort.
– Tiens-le et tire vers l’arrière.
– Je ne l’ai pas tiré correctement.
Bien et doucement.
Un peu plus haut. Oui.
Respire d’abord et ensuite vas-y.
Tu sais comment le faire.
– Deux mains ou une ?
– Une seule.
Ouah ! Ouah !
Joli travail !
Comme j’ai dit, j’espère que tu
n’auras jamais à les utiliser.
Mon Dieu, regarde l’heure.
Quand rentres-tu chez toi ? On dirait que
tu vis ici. Tu ne vis pas ici, non ?
Le 21e siècle est une époque charnière.
Et nous devons être prêts.
Et je déteste permuter.
Quand dors-tu ?
– Jamais.
– Tu ne te sens pas seul, la nuit ?
Je ferais mieux de rentrer. Rhys va
se demander où je suis.
– Bonne nuit.
– Bonne nuit.
Bonjour ?
Salut. Je suis chez Daf.
Je joue au poker et je gagne ! Super !
Ecoute, tu sais, hum…
J’ai lavé tes fringues… Bien que
tu aies été désagréable.
Ils sont dans la machine, il faut
les sortir.
J’ai sorti les poubelles
mais je n’ai pas fait le ménage.
Mais y en a pas tant que ça et tu ne l’as
pas fait depuis des semaines de toute façon.
A la prochaine.
Lizzie !
– Lizzie Lewis…
– Tu es méchante, Ed Morgan.
– Es-tu là ?
– Les filles avaient raison de dire de ne pas te suivre !
– Suis-je si méchant ?
Lizzie…
Suis-je un mauvais garçon ?
– Lizzie Lewis…
– Aide-moi !
Aide-moi !
Donc, je dois rester calme, c’est ça ?
Meilleur comportement.
Je suis un officier de police très bien entraînée…
Je te plaque au sol et hop les menottes !
Mm-mm ! Des promesses, des promesses !
Je suis fier de toi.
Rhys !
– Le taxi est là, nous allons être en retard !
– Je ne l’ai pas porté ça depuis mon entretien à Luckley
– A ta place je porterais un jean avec une chemise et
une cravate.
– C’est les 60 ans de maman, elle veut qu’on soit chics, c’est tout.
Ma fermeture éclair est cassée !
Je vais me faire virer de la
famille si je ne fais pas attention.
Qu’est-ce que tu fous ? Allez.
Tu plaisantes.
Je l’agraferai ! Tu n’approcheras pas
ce truc de mon patrimoine.
Youpi.
Daf et Karen ont eu une prise de bec.
Elle le fait dormir dans la chambre d’ami.
Le canapé ne me branchait pas trop.
Ecoute, je ne t’en veux pas
de travailler tout le temps.
Je ne m’inquiète pas. Du moment que tu
veux toujours rentrer chez toi après.
Je le veux. Je suis ici.
Et tu es superbe.
Je parie que tu n’as pas étendu le linge.
– Laisse le jusqu’à demain ?
– Ok.
– Qui est-ce ?
– M. Morgan ?
Que voulez-vous ?
– Et bien ?
– M. Morgan.
– J’ai besoin d’entrer.
– Qui a dit que ça sentait le gaz ? Je ne sens rien du tout.
Il n’y a rien qui cloche. Je m’en serais aperçu. Vous sentez quelque chose ?
– C’est peut-être les voisins ?
– Peut-on aller dans le salon, M. Morgan ?
Il n’y a rien ici.
Pas de feu de gaz, je veux dire.
Je n’en ai pas.
Il y a un chauffage électrique.
Je ne l’utilise pas souvent.
– Qu’est-ce vous regardez ?
– Asseyez-vous, M. Morgan.
C’est peut-être la voisine.
Elle ferait mieux de s’occuper de ses affaires.
Elle est dérangée. Elle m’énerve. Qu’est-ce qu’elle veut ?
Vous ne trouverez rien.
C’est dans sa tête, voyez ce que je veux dire ?
Quel est votre nom ?
Depuis combien de temps vivez-vous ici, M. Morgan ?
Des années. C’était la maison de ma mère.
Vous devez vous souvenir des voisins.
Des gens qui vivaient dans cette rue…
Des gens qui vivaient… juste au coin
de la rue ?
Comme la rue Hafod ?
Comme …
Mabel Lewis ? Elle est morte il y a
quelques années, ça ne vous dit rien ?
Bien sûr elle a déménagé bien avant ça.
Elle ne pouvait pas supporter les souvenirs.
Sa fille. Son seul enfant.
Morte en 63,
Lizzie.
La petite Lizzie Lewis.
Elle aimait danser. Vous vous souvenez ?
Vous devriez.
Une jolie fillette. Les cheveux blonds, les yeux bleus.
Elle avait l’habitude de porter un imper rose.
Elle avait économisé pour l’avoir.
Le dernier chic.
Elle le portait la dernière fois que vous l’avez vue.
La dernière fois qu’on l’a vue.
Vivante.
Vous vous souvenez maintenant ?
Je sais ce qui s’est passé sous le pont cette nuit-là.
Juste vous deux. Dans le noir.
L’eau s’écoulant du toit jusqu’au canal.
Les cheveux de Lizzie étaient tous mouillés
par la pluie, elle avait froid et pleurait.
Je sais ce que vous avez fait, Ed Morgan.
Et maintenant, vous… vivez votre vie….
libre comme l’air.
Lizzie avait dit à sa mère qu’elle rentrerait à 9:00.
S’il vous plaît, non, a-t-elle dit. “S’il vous plaît”.
S’il vous plait !
Vous êtes méchant, Ed Morgan.
Les filles disaient de ne pas aller avec vous,
et elles avaient raison.
Sortez ! Sortez ! Sortez !
– Vous pensiez vous en sortir ?
– Vous m’obtiendez rien de moi ! Je vous l’ai déjà dit !
Sortez de ma maison !
Sortez de ma maison !
Bernie Harris !
Hé !
– Faites attention !
– Désolé !
Désolé !
Allez ! Frappe-le sur la tête !
Maman, il y a un homme dans le jardin !
Il y a deux hommes dans le jardin !
– Bernie Harris!
– Qui ?
Ce n’était pas une question.
Ne me frappez pas, j’ai de l’asthme !
Je ne vais pas te frapper.
Je vais te massacrer.
– Pourquoi t’appellent-ils Bernie ?
– A 12 ans, J’ai incendié le garage de mes voisins.
– Pourquoi ?
J’avais une clope. Je l’ai jetée…
Oh… C’est si mignon.
J’espère qu’il vous a apporté des fleurs.
Si c’est à propos de ces putains de clopes,
J’sais pas ce qu’il leur est arrivé.
Bien.
Il faut savoir que nous sommes les seuls à qui vous pouvez en parler.
Moi et un pote on squattait cette
cave, sur Moira Street.
Elle appartenait à un vieux type,
un peu ramolli du bulbe.
Ca débordait d’affaires
mais on avait presque tout pris.
Il y avait une vieille boîte de biscuits, pleine de
pièces étrangères, de pierres bizarres… Et ça.
Ca pouvait avoir de la valeur.
J’l'ai emmené à un brocanteur.
Ouais ! On ne sait jamais.
Les trésors des greniers.
Donc j’ai ramené la boîte à la maison et
ce truc s’est mis en marche.
Ca vous fait voir des choses.
Des choses réelles. Des gens réels.
J’étais sur le vieux ponton,
dans la baie.
J’ai vu cette femme, avec un paquet,
un truc emballé.
Il faisait nuit. Elle a jeté quelque chose
dans l’eau, en se cachant.
C’était étrange parce que c’était
comme si j’étais elle, d’une certaine maniére.
Elle avait peur car elle savait que ce
qu’elle faisait était mal.
J’ai su, sans le voir.
C’était son bébé, enveloppé.
Mort. Elle ne l’avait dit à personne.
Et elle s’est enfuie en courant. Et la, j’ai
réalisé que je la connaissais.
Elle est vieille maintenant, mais elle vit dans
l’église catholique de Splott.
Du coup, je suis allé la voir.
Lui dire ce que j’avais vu.
– Elle m’a donné de l’argent pour mon silence.
– Tu l’as faite chanter ?
Elle a proposé.
J’ai vu des choses que vous ne voudriez
pas croire.
Il y a ce vieux pont sur la rue Penfro.
J’ai vu un homme… et une fille,
il y a longtemps.
– Il la suivait sur le retour du bal
tout au long du canal…
– Ouais.
Je sais, je l’ai vu.
Il ne sait rien, n’est-ce pas ?
– Ca a été fascinant de te connaitre.
– Où allez vous ? C’est à moi ! Rendez-le moi.
J’ai des droits. Et vous ne voulez pas
l’autre moitié, alors ?
L’autre moitié.
Des morceaux de rocher. Des pièces étrangères.
Une rocher alien.
De l’argent Alien. Des débris,
délavés par les courants.
Bernie. Cette chose était en deux parties
quand tu l’as trouvée ?
Je l’ai… Comme des Lego.
– Tu l’as séparée en deux morceaux, non ?
– Allez, tu le sais bien.
– On va prendre les deux, si tu veux bien.
– Allez… Tu les as séparées.
– Vous allez m’arrêter ?
– Nous ne sommes pas la police.
– Mais je l’ai volé…
– Et vous allez me le voler.
– Alors appelez les flics.
Ne partez pas !
Je ne l’ai utilisé qu’une fois…
… cette moitié. De toute façon, je ne
pourrai plus jamais l’utiliser.
– Pourquoi pas ?
– Je vais mourir.
Je l’ai vu arriver, pas loin d’ici sur la route.
Je suis étendu, là, en sang…
Et ensuite je meurs.
– Comme je suis maintenant, pas vieux.
– Que veux-tu dire ?
– Allez, Gwen !
– J’aurai 20 ans en juillet.
– Dois-je mourir avant ?
– Gwen !
Attends ici, je reviens.
Jack !
Jack !
Jack, j’ai besoin de te parler.
Gwen, noooon.
Salut ?
Aide-moi, s’il te plaît.
C’est trop tard, je ne pouvais plus l’arrêter.
Arrêter quoi ? Il est mort.
Owen avait un couteau.
– Il voulait le tuer.
– Owen ?
– Oh mon Dieu, je n’ai pas pu l’arrêter !
Aide-moi !
Bon Dieu, Gwen,
à quoi pensais-tu ?
Je ne l’ai pas vu.
– Je n’ai vu personne en dehors de moi. J’ai juste dit son nom.
– Owen.
Bernie a dit qu’il s’est vu lui-même,
mort dans cette rue.
Tu as vu Owen avec le couteau.
Mais je ne le tenais pas.
Mes mains étaient couvertes de sang.
C’était dans le futur,
un des nombreux futurs possibles.
Quoi que tu aies vu, et que Bernie ait vu,
cela peut ne pas arriver.
Peut ne pas arriver ?
Ne peut-on pas savoir ?
– Avec tous ces trucs alien… Il n’y a rien qui puisse aider ?
– Je suis désolé.
J’aurais préféré que nous ne l’ayons jamais trouvé.
Pauvre Bernie. Qui s’est vu mort.
Il se pourrait qu’il ne le soit pas.
Futurs possibles.
– Il aimerait sans doute le savoir.
– Ce serait certainement plus agréable !
Je ne sais pas quoi faire.
J’ai trouvé ton Ed Morgan…
je l’ai pisté.
Je l’ai trouvé aussi. Dans l’annuaire.
Ca m’a pris toute la nuit.
Mais je l’ai trouvé.
Je lui ai rendu une visite ce matin,
pour lui faire peur.
– Qu’as-tu trouvé ?
– Son dossier médical.
Il est claustrophobe, paranoïaque, dépressif…
Plusieurs tentatives de suicide.
Il est peu sorti de chez lui ces dernières années.
– Ecoute Owen, si Jack s’en aperçoit…
– Eh bien, il ne s’en apercevra pas, n’est-ce pas ?
Allo ?
Je crois qu’il pensait que je voulais de l’argent.
– Il n’arrêtait pas de dire : “Vous n’obtiendrez rien de moi”.
– Paranoïa.
– Ouais…
Il a dit : “Vous n’aurez rien de moi.
Laissez-moi tranquille.”
Je vous l’ai déjà dit.
Dit a qui ?
Tu verras, j’ai vu des choses que
tu ne voudras pas croire.
Il y a le vieux pont,
en bas de la rue Penfro.
Il y avait un homme… et une fille, il y a
longtemps.
Il la suivait sur le retour du bal
tout au long du canal.
Bernie, c’est Gwen.
Puis-je entrer ?
Merci.
Je sais que cela a l’air fou, mais juste
parce que tu t’es vu…
– Mort, ouais.
– Cela ne veut pas dire que cela va arriver.
Mais vous ne savez pas comment l’empêcher.
Pour vous, ou pour moi.
Ce truc me prend la tête.
Des choses qu’on préférerait ne pas
savoir.
Jack ?
Ed Morgan. Owen est parti en franc-tireur
ce matin et lui a rendu visite.
Il voulait l’effrayer. On dirait que ça a marché.
Bernie Harris est sûrement passé avant.
Il a essayé de le faire chanter.
Bernie l’a fait chanter ?
On dirait. Ed pensait qu’Owen était
dans le même cas. Tu es chez toi ?
– Non, je suis chez Bernie.
– On arrive, reste sur place. Owen, on y va !
Tosh, garde un œil sur les caméras de surveillance,
au cas où Bernie voudrait se sauver.
Tu as vu Ed Morgan agresser cette fille et tu
t’es dit que ça allait te rapporter de l’agent.
Diagnostiqué une sévère dépression.
Agoraphobe.
Non… Je n’y crois pas !
– Jack, je vois Ed Morgan sur mes écrans.
– Quoi ?? Où est-il ?
Il rentre dans Evelyn Street.
C’est la rue de Bernie !
Il se dirige vers l’appartement de Bernie.
Quoi ? Tu attends quelqu’un ?
Où vas-tu ? Bernie, Bernie !
Jack, mais bon sang où va t-il ?
On arrive… Tu vas bien ?
Ouais, je voudrais, si quelqu’un pouvait
juste… me dire…
Je vais mourir. J’ai vu ce qu’il va arriver,
dans cette rue.
Bernie a dit qu’il s’est vu mort dans
cette rue ?
Gwen ?! Gwen !
Je savais que tu me trouverais finalement.
Je savais que tu viendrais pour moi.
J’ai attendu pendant des années.
Es-tu venu pour moi, toi aussi ?
Je le voyais dans les visages des gens
quand ils me regardaient.
Ils savaient !
J’ai essayé de la cacher, mais….
ils savaient.
Je ne suis pas sorti depuis si longtemps.
– Edwin…
– Petite pute. Vous êtes toutes les mêmes !
– Vous me le reprochez, mais c’est vous qui m’avez rendu comme ça !
– Edwin, posez ce couteau.
– J’ai gâché ma vie à cause de vous.
– On ne le dira à personne, personne ne saura.
– Restez calme.
– Je n’ai rien dit. Vous ne me reverrez jamais. Promis !
Je sais.
C’est pour ça que je suis venu.
C’est ce que vous voulez, non ?
Je l’ai !
– J’ai le couteau. On est bon ? On est bon ??
– Ouais, ouais, c’est bon.
J’ai le couteau.
J’ai le couteau Edwin.
Tu étais à deux doigts…
Tu étais venue pour elle, non ?
Comme pour Lizzie.
J’ai le couteau, Edwin.
Tu y étais presque.
Aussi près que je le suis maintenant.
Owen avait le couteau.
Il voulait le tuer.
Pourquoi devriez-vous partir avec ?
– Owen.
– Vous avez dit que vous étiez désolé, que vous ne vouliez pas la blesser, mais vous ne vous êtes pas arrêté.
– Owen !
– Et si je ne pouvais pas m’arrêter ? Serais-je désolé ?
– Owen, non !
Je ne sais pas.
Occupe-toi de Bernie !
Personne n’est mort. Tu as arrêté le proccessus.
Tu l’as fait à temps !
Je savais que tu viendrais pour moi. Oh !
Il fait un arrêt !
Aide-moi.
J’étais si près, je ne pouvais pas l’arrêter !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
Je ne… Je ne…
Je n’ai pas pu l’arrêter.
Il voulait mourir.
Il aurait trouvé un moyen, quel qu’il soit.
J’ai tout gaché, je le sais.
Mais bon…
Je ne l’ai pas tué.
Je pouvais mais je ne l’ai pas fait.
Non. Je l’ai fait.
Tosh a raison.
Cela aura pu être n’importe qui.
– Et pour ça ?
– Quand tu vois le futur, tu ne peux pas juste t’asseoir et regarder.
On essaie de changer les choses.
De les rendre différentes.
Cela n’a pas de sens pour nous.
Tous ces fantômes.
Nous serions perdus.
Le soleil est presque levé.
Ianto. Archives sécurisées.
Allez.
Je l’ai tué.
J’ai encore du sang sur mes mains.
Il s’est tué lui-même.
Allez, Gwen.
Regarde… Le soleil se lève.
Un nouveau jour.
La ville va bientôt se réveiller.
Tous ces gens.
Toute cette énergie.
Tous ces fantômes.
On est encerclés par eux.
On ne peut pas les voir,
on ne peut pas les toucher…
… mais ils sont vraiment là.
Des millions d’ombres d’émotions humaines.
Nous devons seulement apprendre à vivre
avec eux.
Que se passe-t-il ?
Drainage de l’énergie interne.
Par l’enfer qu’est-ce que c’est ?
C’est Mal. C’est au-delà du mal.
Ca ne devrait pas être ici.
Nous avons trouvé un élément
d’une Cyber unité de conversion

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