Gentlemen Prefer Blondes 1953 French Français

Posted by on August 10, 2012

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Gentlemen Prefer Blondes -- Trailer for this glamorous musical

 

Nous sommes deux fillettes
De Little Rock.
Nous vivons du mauvais côté
De la barrière
Mais les messieurs
Qui venaient chez nous
N’en souffraient pas du tout
Ils sont passés du mauvais côté
De la barrière
Puis quelqu’un m’a brisé le cœur
A Little Rock
J’ai laissé en plan
Tous les petits bouts
J’ai erré comme une agnelle perdue
Et une fois à New York, j’ai vu
Que les hommes se ressemblent partout
J’étais jeune et bien déterminée
A vivre sur un grand pied
Et j’y ai consacré
Tous mes instants en bloc
Un beau jour
Dans ma belle fourrure
Je reviendrai casser la figure
A celui qui m’a brisé le coeur
Celui qui m’a brisé le coeur
Celui qui m’a brisé le coeur
A Little Rock
Little Rock, Little Rock
Little Rock
LES HOMMES
PREFERENT LES BLONDES
J’ai appris un tas de choses
A Little Rock
Et j’aimerais donner
Un conseil débonnaire
Trouver un gentleman
Timide ou audacieux
Petit ou grand
Jeune ou vieux
Du moment qu’il est millionnaire
La petite sortie d’un trou
A mis Wall Street à genoux
Sans avoir une seule action en stock
Dans les banques, tout me sourit
Alors je vais rentrer au Pays
Dire merci
A celui qui m’a brisé le coeur
A celui qui m’a brisé le coeur
A celui qui m’a brisé le coeur
A Little Rock
Attends, Dorothée !
Demandez à M. Esmond de venir
nous voir dans notre loge.
Calme-toi. Il ne s’enfuira pas.
Je meurs d’impatience.
Tu n’as pas vu ?
Sa poche fait une bosse.
Des bonbons, peut-être.
Non. C’était une bosse en cube.
Comme un écrin de bague pour moi.
Tu es le seul être vivant capable,
avec un projecteur dans les yeux…
d’apercevoir un diamant
caché dans une poche.
Bonsoir, M. Esmond.
Entrez donc !
Vous avez été magnifique,
mon chou ! Eblouissante !
– Vous étiez très bien.
– Merci. Vous me réchauffez le coeur.
C’est la bonne taille ?
Ce n’est jamais trop gros.
Tu le trouves trop petit, Dorothée ?
– Il manque la carafe en dessous.
– L’anneau a-t-il la bonne taille ?
Il va très bien.
Je suis la femme
la plus heureuse du monde.
Tu mets de la novocaïne
dans ton rouge à lèvres ?
Je peux lui dire ?
Dorothée, M. Esmond et moi
allons nous marier !
– L’un avec l’autre ?
– Bien sûr ! Forcément !
Je n’imaginais Lorelei mariée
qu’avec le Ministre des Finances.
Nous embarquons samedi.
Nous nous marierons en Europe.
Est-ce trop vieux-jeu
de vous marier ici ?
M. Esmond ! On vous demande
à l’interurbain. De l’Ohio.
C’est papa.
Pourvu qu’il ne soit rien arrivé !
A tout à l’heure.
Papa ! Il arrive toujours comme
mars en carême ! Mon pauvre chou !
Cette fois-ci
il n’y pourra rien.
Il ne te laissera pas perpétrer
un mariage avec son fils !
Il l’étoufferait plutôt
entre deux portes.
J’embarque samedi.
Avec ou sans M. Esmond.
Je resterai en Europe jusqu’à
ce qu’il vienne me chercher.
En France, son père ne lui
téléphonera pas 2 fois par jour.
Gus ne te laissera pas
partir seule.
M. Esmond trouve parfois
difficile de me dire non.
C’est bien possible.
Restez ensemble,
pendant que je fais l’appel.
C’est bien par ici,
pour l’Europe, France ?
Pas “Europe, France”.
La France est en Europe.
Dirais-tu
“Je vais en Amérique, Mexico” ?
Si j’y allais, oui.
Ce bateau va à Cherbourg, France.
Qui sont ces hommes
séduisants en veste bleue ?
L’équipe olympique.
Ils embarquent aussi.
L’équipe olympique ?
Pour moi ? On me gâte !
A moi le champion des poids !
N’oubliez pas
que vous lui servez de chaperon.
Le chaperon est chargé d’éviter
que les autres s’amusent.
Et le chaperon fait ce qu’il veut.
Je suis donc le chaperon idéal.
Je craignais que
vous le ratiez. Votre billet…
Elles sont sur le pont.
La vôtre, c’est la blonde.
L’autre est son amie.
Elle ne vous intéresse pas.
Moi, si !
Allons, les gars !
En avant ! A bord !
Si le bateau coulait,
laquelle des deux sauverais-tu ?
Celles-là ne peuvent pas couler !
C’est tout à fait
comme une chambre.
Des fenêtres rondes…
Attendez-moi sur le quai.
Où est Dorothée ?
Un homme a sifflé et elle a disparu.
Son exemple m’inquiète, pour vous.
Non ! Dorothée est gentille,
mais elle n’est pas intelligente.
Elle a toujours des béguins pour
des hommes qui ne sont que beaux !
Il est aussi facile pourtant
de s’amouracher d’un homme riche !
Elle le reconnaît mais elle dit
que quand un homme est beau…
elle oublie les détails essentiels.
Elle a besoin d’une amie
comme moi pour s’éduquer.
Mais les femmes qui ont votre
esprit ouvert sont rares…
Mettez ceci en lieu sûr.
C’est une lettre de crédit.
Que c’est gentil ! M’écrire
avant même que je sois partie !
Non… une lettre de crédit
c’est comme de l’argent.
Vous la remettrez à une banque,
à Paris.
C’est merveilleux !
Ecrivez-moi tous les jours !
Je vous ai apporté
un cadeau d’adieu…
Chéri !
Il y a des jours
où je vous trouve unique !
Pardon, je me suis trompé…
– Qui est-ce ?
– Un inconnu.
Il n’est pas mal.
Pourvu qu’il soit de la traversée !
Je vous présente l’équipe.
Nous allons fêter le départ.
Installez-vous.
Je vais chercher les verres.
Gardez ces athlètes
pour vous seule, hein !
C’est exactement
mon intention.
Je voudrais vous dire un mot, Lorelei.
Arrêtez, mon chou !
Ca me trouble les idées !
Votre conduite pendant
cette traversée est très importante.
Comme vous savez,
papa est très opposé à notre mariage.
S’il y avait le moindre soupçon
de scandale…
Je ne pourrais rien faire…
C’est inutile de me le dire,
mon chou !
Je donnerais tout pour faire
la traversée avec vous.
Moi aussi !
Que ferais-je en Europe sans vous ?
Et que ferais-je, moi, sans vous ?
Je ne jurerais de rien ! Vous êtes
un vilain sacripant, parfois !
Vous pouvez avoir
toute confiance en moi.
J’ai confiance.
Les visiteurs, à terre !
Bye-bye, baby
Souviens-toi que tu es mon chou
Quand on te fera les yeux doux
Je sais que tu m’aimes
Mais déclare par écrit et bien haut
Que même libre
Tu te tiendras à carreaux
Je broierai du noir
Mais avec un arc-en-ciel de toi
Le cafard s ‘envolera
Même si tu n ‘es pas là
Je sais que je retrouverai le sourire
Bientôt avec mon chou
– Bientôt avec mon chou
– Bientôt tout doux
Bye-bye, baby, bye-bye
Nous nous retrouverons sur le rivage
Bye-bye, mon chou chéri
Gare si tu oublies que tu es mon chou
Quand on te fera les yeux doux
Ouille, Ouille !
Je sais que tu m’aimes
Mais déclare par écrit et bien haut
Déclare que même libre
Tu te tiendras à carreau
Je broierai du noir
Mais avec un arc-en-ciel de toi
Le cafard s ‘envolera
Même si tu n ‘es pas là
Je sais que je retrouverai le sourire
Bientôt avec mon chou
Bientôt avec mon chou
Je serai seule dans ma chambre
Tous les après-midi qui passeront
En compagnie de mon journal
Et du livre écrit par M. Gédéon
Bye-bye, baby
Souviens-toi que tu es mon chou
Quand on te fera les yeux doux
Et pour te montrer que je t’aime
Je vais déclarer bien haut
Que je suis libre
Mais je me tiendrai à carreau
Je serai bien seule
Mais même si je suis seule
Il n ‘y aura pas d’autre homme
Même si je ne suis pas là
Je sais que je retrouverai le sourire
Bientôt avec mon chou
Bientôt avec mon chou
Je broierai du noir
Mais envoie-moi un arc-en-ciel
Les visiteurs à terre !
Dernier appel !
Ne vous arrêtez pas !
“M. Amos Jones, et valet.”
Je pointe la liste des passagers.
“M. Alfred Loman, et valet.”
“M. Eugène Martin, et valet.”
Les valets t’intéressent ?
L’homme dont le nom est suivi
de “et valet” est un Monsieur.
J’essaie de te trouver
un compagnon présentable.
Ne te fatigue pas.
Je m’en suis trouvé une vingtaine.
As-tu entendu parler
d’un lanceur de javelot riche ?
Bah ! J’aime les hommes qui
courent plus vite que moi !
Tu m’affoles !
Tu finiras mal !
Pourquoi perdre ton temps
avec des gens pauvres ?
Tu ne peux pas comprendre
qu’on puisse se fiche de l’argent ?
Allons ! Je te parle
sérieusement.
– Tu tiens à un mariage sans amour ?
– Moi ? Sans amour ?
Une femme qui passe son temps
à manquer d’argent…
quand aurait-elle le temps d’aimer ?
Pour être heureuse,
il faut cesser de s’amuser.
Ca, ça m’assied !
En voici un bon !
“Henry Spofford III, et valet.”
Un journal disait que
les Spofford possèdent tout un Etat.
Un très grand.
La Pennsylvanie, je crois.
Va pour la Pennsylvanie.
– Bonjour, Mme Henry Spofford III !
– “Et valet”.
Tout ce qu’il aura, je l’aurai.
N’oublie pas le cocktail.
A 5 h 1/2.
Toute l’équipe ?
Vous dînez à 6 heures
pour être au lit à 9 ?
Et c’est très strict.
9 heures ? Juste au moment
où la vie commence !
Tu vas te faire mal !
Tennis connais pas
Golf surtout pas
Je ne sais pas nager le crawl
Je ne vaux pas mieux au volley-ball
L ‘amour n ‘intéresse personne ici ?
L ‘amour
L ‘amour n ‘intéresse personne ici ?
Apathique, en rien athlétique
Dans les marathons, je halète
J’ai besoin d’une épaulette douillette
Et de bras qui me serrent
L ‘amour n ‘intéresse personne ici ?
Je ne suis pas en état
De jouer les catcheurs
Jamais fréquenté un gymnase de ma vie
Montrez-moi un homme cajoleur
J’épinglerai une médaille sur lui
Je veux un homme qui me rende heureuse
Pas M. Biscoteaux
Où sont passés les tourtereaux ?
L ‘amour n ‘intéresse personne ici ?
L ‘amour
L ‘amour n ‘intéresse personne
Ici ?
On fait un double ?
Le court est à nous !
Qui joue la belle avec moi ?
Personne ne veut jouer ?
J’aime les costauds
et le sang chaud
J’aime les grands beaux gars
Mais la culture physique
Ne me passionne pas
L ‘amour n ‘intéresse personne ici ?
L ‘amour
Personne ici
Personne ici
Personne, personne, personne
ne s ‘intéresse
A l’amour ?
$ 50, disiez-vous ?
C’est cher,
pour une place à une table.
La loi de l’offre et de la demande.
Beaucoup de gens
demandent à être à côté de MIle Lee.
Alors le prix monte, monte…
C’est inévitable. l regret.
I regret plus que you.
Je m’appelle Malone.
Notez vite,
tant que c’est dans mes prix.
Je suis MIle Lee.
Ah, bon ! Je comprends !
Que puis-je pour vous ?
Placer un certain Monsieur
à ma table.
Je suis confus.
Je ne peux rien faire…
Toutes les places sont attribuées,
définitivement.
C’est dommage.
Dans un hôtel, une fois, tous
les hommes voulaient être à ma table.
Je comprends ça !
Ils avaient même payé
le maître d’hôtel pour ça.
Ca arrive… Qu’y faire ?
On accepte.
Ce maître d’hôtel a dû rembourser.
Parce que j’ai pris mes repas chez moi.
Je ne suis jamais venue à table.
Alors les hommes ont exigé
d’être remboursés.
Vous voulez que je prenne
mes repas chez moi ?
Si M. Henry Spofford III
est à ma table…
Comptez sur moi !
Tiens, Mlle Shaw !
Si vous l’avez oublié, je m’appelle
Watson.
Votre verre vous attend.
J’en avais besoin.
Toute l’équipe olympique doit être
au lit à 9 heures ! Qu’y faire ?
– Ecrivez à votre député.
– Si j’avais un pigeon-voyageur…
Je vous présente Sir Francis
Beekman. Un pigeon. Et voyageur.
Il est jaloux de mes succès féminins.
C’est votre mine de diamants
qui les intéresse.
Mettons-nous à l’aise.
Vous êtes actrice, me dit-on.
Excellente actrice, j’en suis sûr.
Vous possédez une mine de diamants ?
Hé oui ! Les diamants
vous intéressent ?
– Pas beaucoup.
– Vous êtes une femme à part.
– Voulez-vous me rendre un service ?
– Appelez-moi Piggie.
Ne parlez pas trop
de votre mine de diamants…
pour que mon amie ne sache pas.
Elle ne les aime pas ?
Pour éviter des ennuis,
évitez de lui parler de diamants.
Tu as dit “diamants” ?
Bon sang, de bon sang,
de bon sang !
Je te présente Piggie.
Vous avez sûrement
dit “diamants”.
Ma firme contrôle la deuxième
en importance des mines d’Afrique.
Mais cette personne
a une amie à qui il faut le cacher.
– Je me demande pourquoi.
– Que tu dis !
On m’avait tellement parlé de vous !
Je vous croyais plus vieux.
Plus vieux que quoi ?
Que les Pyramides.
S’il n’a pas un certain âge,
un homme manque d’intérêt.
Arrête, mon chou !
Palsambleu ! Dieu me bénisse !
Vous dansez ?
Un verre, histoire de vous mettre
dans la course ?
Oui. J’aimerais
connaître les coureurs.
Qui est ce jeune homme
qui vient prendre le départ ?
Je m’appelle Malone.
Et moi Dorothy Shaw.
Vous êtes la plus séduisante
et je venais vous l’annoncer.
Attention : Un flatteur,
avec moi, peut réussir.
Alors nous voilà parés.
Je m’étonnais que vous ayez
tant tardé à venir.
– J’avais des choses à régler.
– Pas en vacances, alors ?
Pas tout à fait. On m’a téléphoné…
une mauvaise nouvelle.
Mon meilleur deux ans s’est
foulé un tendon. Il vaut $ 40000.
Tant pis pour l’argent,
mais je comptais sur lui.
Oh ! Encore un de ceux-là !
De ceux qui ne savent parler
que de leur argent !
C’est mal, d’être riche ?
Soyez gentil, Malone, allez
vous faire cuire un oeuf.
J’ai horreur des jeunes gommeux
qui croient que c’est arrivé.
Il m’arrive d’être très présentable.
Je parle parfois sans réfléchir.
Je vois ça : Mi-figue, mi-raisin.
Je me suis trompé.
On m’avait donné
de faux renseignements.
Ce n’est pas de vous qu’on devait
parler, mais de votre amie.
Ah, Lorelei…
L’argent est son violon d’Ingres.
– Elle vous inquiète plutôt, hein ?
– Vous êtes observateur.
Vous me pardonnez ?
Etant donné
le manque d’hommes à bord…
Parfait. Alors recommençons à zéro.
Piggie est un crack,
comme danseur. Il a le pied si léger…
Lady Beekman… ma femme.
Soyez des nôtres !
C’est fait.
Quelle joie !
Asseyez-vous, ma chère.
On s’amuse bien !
Ce sont les plus beaux bijoux
que j’aie jamais vus.
Ces boucles d’oreilles sont
dans la famille depuis une éternité.
On ne dirait pas !
Elles font tout neuf !
Ma tiare vous intéressera
peut-être.
Je n’ose pas la laisser
traîner dans ma cabine.
Et vous la montrez à Lorelei ?
Rien que des pierres bleues.
Du nanan !
Je peux la prendre en mains ?
– Comment la passe-t-on au cou ?
– C’est pour la tête.
Tu me crois née d’hier ?
Je ne trouve parfois
pas d’autre explication !
Ca se met bien sur la tête !
C’est beau,
une place nouvelle pour des diamants !
Excusez-moi, mais MIle Lee
m’a promis cette danse.
Il faut nous habiller pour le dîner.
Venez, Francis.
Un doux au revoir…
Elle va l’enfermer
dans un placard, jusqu’à Cherbourg
– Je l’en remercierais !
– Je le trouve mignon.
Il ne s’agit pas de ça.
Tu me comprends. Que fais-tu ?
Un essai. Je me demande avec
quoi je la mettrai, quand… Ca me va ?
Comme un boisseau d’ennuis.
– M. Henry Spofford III n’est pas là ?
– Pas encore. Voici sa chaise.
La place de MIle Shaw est là.
Mon amie est trop timide
pour demander de s’asseoir ici.
Voyager à reculons la rend malade.
Tiens ! Nous sommes à la même table ?
On m’a installé ici.
Vous avez payé cher ?
Savoir le chiffre
vous rendrait prétentieuse.
Vous faites un bon voyage ?
Vous êtes souvent allé en Europe ?
Vous n’êtes pas esseulé, à bord ?
J’adore faire la conversation.
M. Spofford arrive, Mlle Lee.
Essaie de faire bonne impression.
Vous voyagez seul,
M. Spofford ?
Avec un valet, un précepteur
et un entraîneur.
On m’a tant parlé de vous…
Je vous croyais plus vieux.
J’ai l’âge d’apprécier
une jolie femme.
Voilà une traversée
qui promet !
Je compte bien
ne pas manquer un repas.
Je te fais honneur ?
Allez nous chercher des cigarettes.
Je n’en reviens pas,
de cette liste de passagers !
Une fille qui s’y fie risque
de rater toute une traversée !
N’en parlons plus.
S’il avait 16 ans,
tu pourrais l’épouser au Tenessee.
J’ai apporté à boire.
Que faites-vous dans la vie ?
Je dis aux femmes : “Vos cheveux
sont un sanglot dans la nuit…
vos lèvres, le canapé rouge
d’un palais d’ivoire…
et je suis si seul,
sans personne pour m’aimer !”
Puis j’éclate en sanglots.
Ca prend très rarement.
Mais pour gagner votre vie ?
Je découpe des coupons
sur des titres et je vis de mes rentes.
Des coupons, c’est comme de l’argent ?
Je suis heureuse que Dorothée
s’intéresse à vous.
Elle n’a jamais aimé un homme bien.
Je collectionne les vagabonds.
Vous iriez dans ma collection.
– Elle plaisante.
– J’espère que non.
Dorothée déroute parfois les gens.
C’est la meilleure amie
qu’on puisse rêver.
Elle fera une épouse merveilleuse.
Vous verrez par vous-même.
A bientôt.
Ne vous occupez pas de moi.
Je ne songe qu’à vous deux.
Quel beau clair de lune,
ce soir…
Vous me feriez bien plaisir,
en dansant avec moi.
Volontiers. J’étais à deux doigts
de vous inviter moi-même.
Vous vous rappelez hier soir…
quand on parlait de la lune ?
Elle vous rappelait
Coney Island, disiez-vous.
C’était peut-être la même lune.
Un jeune homme riche
en vacances à Coney Island ?
Je vous aurais plutôt imaginé
aux Bermudes. Ou à Palm Beach.
Vais-je aller troubler ça ?
Ils dansent, sans plus. Ca ne
tiendrait pas devant un tribunal.
Vous parlez comme un flic.
Allons chercher notre lune
et oublions votre amie.
Je risque des ennuis
si je lance le Piggie à la mer.
Pas avec moi.
Ce n’est pas la faute
du seul Piggie.
Comment cela ?
Comment deux femmes aussi
différentes sont-elles amies ?
Comprenons-nous : Personne
ne dira de mal de Lorelei, à part moi.
C’est une très chic fille,
quand on la connaît.
Vous me permettez de vous préférer ?
– Voilà une dispute vite réglée.
– De quoi parlerons-nous ?
Parlons de vous.
Depuis une heure, je réfléchis.
Je pense à une chose à faire.
Et à quoi pensiez-vous,
M. Malone ?
Ca veut dire : “Suis-moi et
je te donnerai mes noix de coco.”
Les indigènes croient que
la noix de coco chasse les serpents.
L’Afrique doit être passionnante !
Je ne rencontre presque jamais
d’homme qui parle à mon esprit.
J’en arrive à avoir le cerveau affamé.
C’est affreux, d’être seule…
Surtout perdue au milieu d’une foule…
Vous ne serez plus jamais seule !
Comptez sur moi !
– Il faut que je parle à Lorelei, seule.
– Je vous attends à côté ?
Si vous voulez.
Lady Beekman va venir, pour le thé.
Ici ? Oh, j’oubliais !
J’ai rendez-vous ailleurs !
Assieds-toi et boucle-la.
Tu es dans un sale pétrin.
Que faisiez-vous juste avant
qu’il aboie comme un phoque ?
Il parlait en swahili.
Faisiez-vous quelque chose dont
la photo déplairait à M. Esmond ?
Oh, mon Dieu ! Oui !
Piggie m’expliquait combien
c’est dangereux, en Afrique…
avec des serpents appelés pythons.
Il parait qu’un python
peut attraper une chèvre…
et la tuer simplement
en la serrant contre lui.
C’est tout !
Ca n’a rien de compromettant, ça !
Piggie faisait le python
et moi la chèvre…
Piggie ne dira à personne
qu’il faisait le python.
On ne lui demandera rien.
Pendant qu’il serrait la chèvre…
M. Malone prenait
des photos par ce hublot !
– Pour quoi faire ?
– Pour la Revue de Géographie.
Reviens à toi !
M. Malone a été plus malin que nous.
Il me faisait la cour
pour pouvoir te surveiller.
C’est un flic privé.
Il a dû être embauché par M. Esmond.
Gus est jaloux sans photos.
Il sera déraisonnable, s’il en voit.
J’ai pensé à l’assommer,
mais je me suis ravisée.
On reprendra mieux les photos
s’il ne se doute de rien.
Je les aurai !
C’est un homme, pas vrai ?
Non, pas au charme.
Il est trop malin.
Et il était si chou, hier soir…
Il m’entendra, dès qu’on aura
récupéré ces photos !
Mais comment les récupérer ?
Le plus simple est de les voler.
Mettons-nous en tenue de combat.
– Où est Lorelei, ce soir ?
– Vous êtes mordu ?
Oui. Mais pas pour elle.
Si vous l’étiez,
je sais où nous pourrions la trouver.
J’en parlais…
en passant.
M. Spofford ! Voudriez-vous m’aider ?
Je suis un peu coincée.
Vous cambrioliez ?
Le steward m’a enfermée par erreur.
– Il fallait sonner.
– Je n’y ai pas pensé. C’est bête !
Si vous cambrioliez
et si je vous aidais à fuir…
Vite, avant qu’on ne vienne.
Bon, je vous aiderai.
Pour deux raisons.
Primo : Je suis trop jeune
pour aller en prison.
Secundo : Vous avez énormément
de magnétisme animal.
Vite ! Autour de votre cou !
Que faites-vous, là-haut ?
La vue est plus belle, d’ici.
Vous sentez-vous bien ?
Oui, sauf que j’ai froid.
J’ai dû m’enrhumer.
Voulez-vous une goutte de xérès ?
Le xérès est sans rival,
quand on s’enrhume.
Votre pouls…
Pas de fièvre, en tout cas.
Quelle douce main !
Si douce… si petite… et de taille
à garder un coeur, pourtant.
Une laryngite, sans doute.
– Apportez-moi ce xérès, Piggie.
– Sur les ailes de Mercure !
Non, faites vite !
Comment le supportez-vous ?
Ses intentions sont malhonnêtes.
Pour l’amour du Ciel, tirez-moi de là.
Tu es couverte de bleus ?
Mais Malone est resté avec moi.
– C’est M. Spofford.
– Hein ? Enfin, tu as les photos ?
Elles n’y étaient pas.
J’ai cherché partout. J’ai même
demandé chez le photographe.
C’est dans sa poche, alors.
Il ne les cache pas,
tant qu’il ne se doute de rien.
Une seule solution. Ecoute !
Commande à boire
et à dîner chez nous, pour trois.
Je viendrai avec lui.
Si on ne vide pas ses poches,
on est indignes d’être femmes.
Tout sera prêt.
Il va arriver.
Tu as préparé les cocktails ?
C’est une vraie étuve, ici.
Je coupe le chauffage !
N’y touche pas.
C’est qu’on étouffe. Pourquoi…
Ah, bon ! Pour lui…
Ton intelligence me stupéfie parfois.
Nos verres, c’est de l’eau
et du bitter. Evite toute réflexion.
Voilà son verre. Trois comprimés
de somnifères suffiront ?
Ca fait beaucoup.
C’est du sérieux.
Ce qu’on fait, il faut le faire bien.
Bonsoir. Votre cocktail vous attend.
Ce qu’il fait chaud, ici !
40° au moins !
Lorelei a peur de s’enrhumer.
C’est le cocktail-maison.
Il est très léger.
Connaissez-vous ce toast ?
Un buveur nommé Eloi
S’était délabré le foie
Il souffrait d’une cirrhose
Mais forçait la dose
Il avait raison
Car était bien bon
J’en connais un autre : Cul-sec !
Il va faire explosion ?
Qu’est-ce que c’était ?
A parts égales,
whisky, vodka, cognac et gin.
– C’était de l’eau ?
– Non, de la vodka pure.
Vous en revoulez.
– Je suis en feu.
– Donnez-moi votre veston.
Asseyez-vous là,
un instant. Je reviens.
– Et alors ?
– Rien encore.
Vérifie bien dans la poche intérieure.
Ce n’est pas là-dedans.
Plus qu’une ressource:
Son pantalon.
– Il faut l’avoir.
– Laisse-moi faire seule.
Ce ne sera pas commode.
Travaillons à deux.
J’ai failli m’endormir. Vous ne
pourriez pas réduire le chauffage ?
A mon avis, il a besoin d’eau fraîche.
On ne peut pas le laisser ainsi !
Je vais le sécher
sous le séchoir à cheveux.
Qu’est-ce que c’est que ce dîner ?
Vous arrivez à point, François.
M. Malone est souffrant.
Allez vous coucher chez vous.
J’aimerais me coucher pour un mois !
Ca n’a pas l’air d’être là…
$ 2. 20. Voici
vos négatifs et les épreuves.
Et selon la parole immortelle
du poète…”Oh, la, la !”
Vous me reconnaissez ?
Vous êtes bien un des athlètes ?
Moi ? Je les bats tous !
Quelle brute !
Quelle impudence révoltante !
Photographier des gens innocents !
C’est violer leur vie privée !
Imaginez qu’un journal s’en empare.
Quelle femme croirait
que vous faisiez le serpent ?
Vous êtes sûre qu’il n’en reste plus ?
Absolument. Ca vous soulage ?
Mon ange innocent !
D’autres femmes prendraient
avantage d’une telle situation…
Il faudrait qu’elles soient
méchantes pour faire ça…
à un homme
aussi doux et généreux que vous !
Il faut me permettre de vous
manifester ma reconnaissance.
Puis-je vous baiser la main ?
Un baise-main, c’est très doux.
Mais une tiare en diamants
dure toute la vie.
Celle de Lady Beekman.
J’aimerais l’avoir.
Vous ne préférez pas
une fourrure ou un cheval de courses ?
Comment expliquer à Lady Beekman
que je distribue ses bijoux ?
Vous êtes si intelligent !
Vous trouverez un moyen, sûrement.
Et il serait juste que j’aie sa tiare.
Elle, c’est vous qu’elle a.
Allons la chercher.
Surveillez la porte.
Portez ça dans ma cabine.
Je reste ici.
Laissez la porte ouverte.
Comment êtes-vous entré ?
– Par la porte. J’attendais.
– Toujours à fouiner ?
On me paie pour surveiller
cette brigande blonde et…
Votre métier me dégoûte.
Vous avez peut-être raison.
Mais seulement quand les gens
ont des choses comme…
Comme de prétendre aimer
pour espionner plus à l’aise ?
Ca, ce n’est pas vrai.
Taisez-vous,
je n’en croirai pas un mot.
– Il faut que vous m’écoutiez.
– Vous aggravez votre cas.
Bon, n’écoutez pas.
Mais je vous dis que…
Tu entendras mieux d’ici.
Suis-je de trop
ou est-ce qu’il s’en va ?
Je m’en vais. Mais je vais
vous dire une bonne chose, MIle Lee.
Même une imbécile vénale
peut avoir un bon mouvement.
Evitez à votre amie d’être
mêlée à vos manigances…
car il va vous en cuire.
Je ne veux pas qu’elle en souffre.
Si vous avez terminé, à la soupente !
Sauf quand je vous ai dit que
je suis riche, ce qui est faux…
tout le reste de ce que je
vous ai dit était vrai et sincère.
Réfléchissez-y.
Tu te laisses embrasser ?
Ca parait idiot,
mais je crois que j’aime ce sagouin.
Ce qui te fait ça,
c’est qu’il est pauvre.
Je l’espère. Habillons-nous,
on accoste dans une heure.
Nous voulons acheter des robes.
Vous connaissez des adresses ?
Parfait, allons-y !
On s’est bien amusées !
Je n’avais encore jamais couru
les magasins sans un homme.
Vous êtes un homme précieux.
Je n’ai jamais tant dépensé si vite.
C’est suffisant ?
Je suis le directeur.
Puis-je vous aider ?
Où enlever mes souliers ?
Mes pieds me torturent.
Ca ne se fait pas,
dire qu’on a mal aux pieds.
Vous avez retenu une chambre ?
Oui, au nom de
M. Augustus Esmond.
C’est Mlle Shaw.
Je suis MIle Lee.
Ah oui. Nous vous attendions.
Paris est trop petit
pour qu’on vous y perde ?
C’est d’elles que vous parliez ?
Lady Piggie… je veux dire
Beekman ! La bonne surprise !
Veuillez instrumenter, Pritchard.
Cette personne est MIle Lee.
Je représente la Cie
d’Assurances London-Soffolk.
Je ne veux pas m’assurer !
Assurez donc M. Malone.
Il en a besoin, dans son métier.
Restituez la tiare et j’oublierai
cet incident sordide.
La tiare de Lady Beekman,
que nous assurons, a été volée.
On nous affirme qu’elle est
entre vos mains. Est-ce exact ?
– Non, bien sûr !
– Laissez parler Lorelei.
Elle fera mieux ! Elle déposera
une plainte pour calomnie.
Ca ne vous regarde pas !
Si. Beaucoup même.
Dis-leur que tu ne l’as pas.
Je n’ai pas volé la tiare.
– D’où la tenez-vous, alors ?
– C’est mon affaire.
– Affaire de coeur ?
– Lord Beekman est au courant.
Il affirme ne rien savoir…
et il est parti
pour l’Afrique.
Piggie me fait ça ?
Allez-vous ou non
restituer cette tiare ?
Je n’accomplirai rien de tel.
Elle est à moi, je la garde.
Nous verrons !
Venez, Pritchard !
– Je parle sérieusement !
– Vraiment ? Avec ce chapeau ?
Le plus simple
serait de la rendre.
Je n’entends point
converser avec vous.
Nous ne serons jamais là
pour cet individu.
Vous ne serez ici pour personne.
Esmond a décommandé la chambre
et annulé la lettre de crédit.
Grâce à vous ?
Je suis sûre que M. Esmond
ne ferait jamais ça.
M. Esmond décline toute
responsabilité pour vos dépenses.
C’est ennuyeux. Nous venons
de dépenser tout notre argent.
Partons. D’ailleurs
la plomberie est bruyante, ici.
Si vous avez besoin d’aide,
je suis à l’Elysée-Hôtel.
Attendez qu’on vous sonne !
Quand l’amour va mal
Rien ne va plus
Ca, j’en suis certaine
Quand l’amour va mal
Un homme a vite disparu
Et les femmes jouent les hautaines
La lune ne brille plus
Le soleil ne rayonne plus
La marée ne monte et ne descend plus
Une horloge ne sonne plus
Une allumette ne craque plus
Quand l’amour va mal
Rien ne va plus
Le blues vous tombe dessus
Le jour et la nuit sont aussi noirs
L ‘homme n ‘est pas fait
Pour la vie à deux
Et la femme fait peine à voir
Quand l’amour va mal
Rien ne va plus
Abeilles, poissons, horloge, allumette
Tout s ‘arrête
Quand l’amour va mal
Rien ne va plus
Une femme fait peur, une horreur
L ‘homme file, va se saouler
Contre l’amour, inutile de lutter
Quand l’amour va mal, rien
On rentre en coulisses,
sans saluer.
Rien ne va plus
Vous arrivez à point, Pierre !
Croyez-nous
On coule des jours plus doux
Quand l’amour a perdu son éclat
Alors mettez-le
Noir sur blanc
Quand l’amour va mal
Rien ne va plus
Tu te souviens de M. Esmond ?
Alors dis-lui bonjour.
Il a été de nos amis, après tout.
– Heureuse de vous revoir.
– Oui, vraiment.
J’ai traversé l’Atlantique
en avion pour vous parler.
– Entrez, si Dorothée permet…
– Si tu permets, je permets.
Vous n’allez pas
exprimer de regrets ?
Je n’aimerai jamais un homme qui, quoi
que je fasse n’a pas confiance en moi.
“Quoi que vous…” ? Vous n’êtes
pas raisonnable, Lorelei !
Alors, adieu.
Comment aurais-je confiance après
ce que mon père a appris sur vous ?
Il faut vous changer.
Vos pareils m’ont faite
telle que je suis.
Si vous m’aimiez vraiment
vous me plaindriez…
au lieu de m’en vouloir.
Non, ne dites plus un mot !
Je ne disais rien.
Si vous voulez des émotions fortes,
allez voir son prochain numéro.
Il plait aux Français
De mourir par amour
Ils aiment les duels par-dessus tout
Mais je préfère un homme bien vivant
Qui offre de coûteux bijoux
Le baise-main
Est peut-être très européen
Mais le diamant est
Le meilleur ami de la femme
Un baiser peut être divin
Mais ce n ‘est pas le moyen
De payer sa demeure
Ou les gâteries des distributeurs
L ‘homme tiédit
Quand la femme vieillit
Et, à la fin, nous perdons tous
Nos charmes
Mais taillées en poire ou carrées
Ces pierres durent une éternité
Un diamant est le meilleur ami
De la femme
Tiffany’s !
Cartier !
Black, Starr, Frost, Gorham
Harry Winston
Racontez-moi tout !
Il peut arriver
Qu’un avocat soit à recommander
Mais un diamant est
Le meilleur ami de la femme
Il peut arriver
Qu’un patron éhonté
Vous trouve jolie comme tout
Mais d’abord le caillou
Sinon des clous
Comptez sur lui si les cotes volent
Mais gare si elles chutent, Mesdames
C’est le moment où ces nullités
Retournent à leurs moitiés
Un diamant est
Le meilleur ami de la femme
Il y a des amours
Strictement platoniques
Mais le diamant est
Le meilleur ami de la femme
Et j’estime que les amours
De nature liaisoniques
Sont des conquêtes
Si un saphir va à la coquette
Le temps vole
La jeunesse s ‘envole
Et on reste plié en deux
Quand on se penche
Mais malgré un dos endolori
On se tient droit chez…
Tiffany’s
Un diamant
Un diamant
Je ne parle pas de galets roulants
Mais un diamant
Est le meilleur
Meilleur ami de la femme
Ton numéro a plu à Gus ?
Il n’a pas applaudi,
il a l’air sombre.
Il est chou.
Je l’aime vraiment, ce Gus.
C’est le seul milliardaire au
monde qui soit aussi accommodant.
Il n’a jamais le dernier mot,
il m’obéit en tout…
et il a l’argent nécessaire !
Comment ne l’aimerais-je pas ?
Ne parlons plus d’amour:
Ca me rappelle
mon Malone-la-Fouine.
La police vous cherche !
Il y a un mandat d’arrêt contre vous.
Les journaux en parleront !
Ca nuira à mon commerce !
Vas-tu la rendre,
cette tiare ?
La rendre, c’est admettre
que je l’ai volée.
Nous sommes en pays étranger.
Tu n’as aucune preuve de rien.
Tu veux qu’on t’enferme
à la Bastille ?
Il faudra la rendre, bien sûr…
Elle est là-dedans.
Elle a disparu !
Tu l’avais laissée là ?
Oui ! On me l’a volée !
La police !
Là, on est dans de beaux draps !
Essaie de filer.
Je vais t’aider.
Gus ! Voilà ta chance !
Il ne me montera pas plus haut que toi.
Il faut que tu tires de lui
le prix de cette tiare.
– Et ça coûte combien ?
– 6 millions, au moins.
– Ca représente 1 heure et 45 minutes.
– Je m’occupe de la police.
Tu n’es pas la seule
à avoir des talents cachés.
Entrez, mon chéri !
J’ai pris ma décision.
Je ne veux plus vous revoir.
Je vous donnerai un baiser d’adieu.
Pas devant tout le monde !
Entrez, mon petit chou en sucre.
Voici votre avion qui arrive.
J’ai un mot à dire à ce monsieur.
– Où est mon fils ?
– Au music-hall où elles dansent.
Je vous avais dit
de ne pas le quitter.
Vous le laissez seul
avec cette blonde ?
Il ne risque rien.
La blonde est au poste de police
où elle essaie de s’expliquer.
Je vais vous y conduire.
Sir Francis Beekman !
Je vous croyais en Afrique !
Beekman ? Je ne m’appelle pas
Beekman, mais Amos Finch.
Ne courez pas si vite !
C’est vous qui étiez sur le bateau ?
Je plaisantais.
Bien sûr que je suis Beekman.
Mon avion part dans une heure.
Savez-vous où se trouve MIle Lee ?
Faites-lui
une commission après mon départ.
Dites-lui que je n’avais pas le choix.
J’ai dû agir comme j’ai agi.
Elle connaît ma femme…
Je sais que l’argent
ne l’intéresse pas…
mais je lui trouverai
une compensation.
Je vous remercie, mon vieux.
Vous me rendez un gros service.
Menez-moi vers
cette jeune personne.
– Jurez, MIle Lee.
– Je ne jure jamais, M. Le Juge.
Jurez de dire la vérité, toute
la vérité et rien que la vérité.
Mais bien sûr. Merci infiniment.
Vous êtes accusée de vol.
Vous auriez volé
une coiffe en diamants. Une tiare.
Laissez-moi réfléchir !
Vous êtes
tellement plus intelligent que moi.
Dites-moi quoi répondre.
Répondez à l’accusation.
C’est un affreux malentendu.
La vie est dure
pour une pauvre fille…
qui a des cheveux blonds !
Nous vous demandons des faits
et non de la philosophie.
M. Pritchard s’y perd un peu.
Il a une question à poser.
Je compatis avec lui
et j’écoute.
Il voudrait voir
MIle Lee de plus près.
Quelle joie de vous revoir,
M. Pritchard !
Vous êtes bien MIle Lee ?
C’est moi-même. Mais mes amis
m’appellent Lorelei.
J’espère que vous êtes mon ami car…
j’aime avoir les beaux hommes
pour amis.
J’ai la vue un peu basse.
Vous m’avez déjà entendu chanter ?
Non, hélas.
Le baise-main
Est peut-être très européen
Mais un diamant est
Le meilleur ami de la femme
Un baiser peut être divin
Mais ce n ‘est pas le moyen
de payer sa demeure
Ou les gâteries des distributeurs
L ‘homme tiédit
Quand la femme vieillit
Et à la fin nous perdons tous
Nos charmes
Mais taillées en poires ou carrées
Ces pierres durent une éternité
Un diamant est le meilleur ami
De la femme
Tiffany’s !
Cartier !
Black, Starr, Frost, Gorham
Harry Winston
Racontez-moi tout !
Tout le monde à sa place !
Vous aurez de mes nouvelles !
Comment mon fils a-t-il pu
s’enticher de cette fille ?
Nous rendons la justice, ici !
Nous ne sommes pas dans un cabaret.
Avez-vous, oui ou non,
volé la tiare en diamants ?
Oh, non, je ne l’ai pas volée !
Mais le fait est que le mari
de Lady Beekman me l’a donnée.
M. Le Juge,
la défenderesse n’est pas…
Vous avez des précisions
sur l’affaire ?
Puis-je donner un détail
avant qu’il ne parle ?
J’ai une amie qui s’appelle
Dorothée et qui est très gentille.
Elle sait que jamais je ne ferais
quelque chose de vraiment mal.
Ce discours s’impose-t-il ?
Il y a un certain jeune homme
que Dorothée aime beaucoup.
Et Dorothée ne reparlera
jamais à ce jeune homme…
s’il me fait du mal
à moi, Lorelei.
Il vaudrait mieux que
ce jeune homme sache que…
Dorothée croit qu’elle l’aime.
M. Esmond, je vous donne
ma démission.
Vous êtes fou ?
Oui et c’est très agréable.
Je n’ai plus rien à dire.
Cela devient
de plus en plus déroutant…
mais la solution est simple.
Le Tribunal a décidé.
L’objet en litige sera confié
en dépôt à ce tribunal…
en attendant que Lord Beekman
ait dit à qui il appartient.
Donnez-moi la tiare,
MIle Lee.
Je ne peux pas !
Si vous refusez,
je vous mets en prison.
Je ne refuse pas.
La tiare m’a été volée.
Je crois savoir par qui
et je devine où elle est.
Je suis détective privé.
Avec l’aide de deux agents
j’aurai vite récupéré cette tiare !
N’importe quoi,
pourvu qu’on en finisse ! Allez-y !
Parlez anglais ! Je ne parle
pas français ! C’est un scandale.
J’exige un avocat !
Il veut que vous vous découvriez.
Il n’avait qu’à le dire !
Ce monsieur est Sir Francis Beekman.
Et cet objet, c’est la tiare.
MIle Lee la restituera.
Pour commencer, M. Le Juge
l’a demandée à MIle Lee.
– Mais ce n’est pas…
– Parlez d’autre chose, M. Finch !
A l’affaire suivante !
Vous promettiez de m’épouser.
Dorothée n’avait pas encore téléphoné.
Qu’a-t-elle dit
pour vous faire raviser ?
Elle m’a dit
que tout est arrangé.
Bonjour, papa.
Quoi que tu puisses dire, papa,
je l’amènerai à m’épouser.
Mais c’est merveilleux !
C’est d’elle qu’il s’agit ?
Qu’elle est jolie ! Une Américaine ?
Oui. Sauf que mes parents
sont irlandais.
J’en suis vraiment enchanté, mon cher
Gus. Je rêvais de te voir marié.
Avec n’importe qui sauf ce monstre
de Lorelei Lee.
Mais Lorelei Lee, c’est moi !
On veut déjà taquiner
son beau-père ?
Je comprends la plaisanterie.
“Plaisanterie” ? C’est Lorelei !
Je n’ai pas mon permis de conduire
mais vous pouvez me croire.
Vous voyez mon nom ?
Je suis trop vieux,
ça me dépasse.
Je ne comprends pas.
Mets-toi à ma place avec des Lorelei
qui m’assaillent de partout !
Tu n’épouseras aucune
de ces Lorelei !
Mais, papa, je l’aime !
Je l’aime énormément…
Vous ne me ferez pas marcher,
ma jeune amie !
Je n’essaie pas. Mais je le
pourrais, et facilement.
Que cet âne croie à votre amour,
soit ! Moi, je n’y croirai jamais !
Dommage,
parce que je l’aime vraiment.
Oui ! Pour son argent !
Franchement, non !
Oserez-vous dire que vous ne
l’aimez pas pour son argent ?
Alors pourquoi voulez-vous l’épouser ?
Pour votre argent.
Il nous faut donc
son consentement.
On discute sans fard, au moins !
Vous ne visez que l’argent.
Mais non !
Ce que vous êtes drôle !
Etre riche, pour un homme,
c’est être jolie, pour une femme.
On n’épouse pas une fille pour
sa seule beauté…
mais ça aide.
Si vous aviez une fille, vous
la voudriez mariée à un pauvre ?
Vous voudriez qu’elle ait
ce qu’il y a de mieux au monde.
Pourquoi ne chercherais-je
pas la même chose ?
Et on dit que vous êtes idiote !
C’est très sensé, tout ça !
Je suis intelligente, quand il le faut.
Mais ça déplait aux hommes.
Mais pas à Gus.
C’est mon intelligence qui l’attire.
– Non. Il n’est pas bête à ce point.
– Tu as changé d’avis, papa !
– Je ne sais pas. Je ne sais plus…
– M. Esmond…
Non, pas vous.
Je parlais au fils.
J’aimerais parler
trois minutes avec votre père.
Pour ce que nous disions…
Tout cela demande réflexion…
Veuillez gagner vos places.
Tu sais : Le jour où on se marie,
l’usage permet de répondre “oui” !
Nous sommes deux fillettes
De Little Rock
Nous vivions du mauvais côté

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